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Un avenir meilleur est encore possible pour les victimes des VSBG

L’approche holistique est l’un des moyens utilisés dans la détraumatisation des victimes des Violences. Cela a été développé par l’animateur-facilitateur Alexis NIYIBIGIRA au cours d’une rencontre avec les victimes des Violences Sexuelles et Basées sur le Genre qui s’est tenue du 4 au 5 Août 2015, à KAYOKWE dans la province de MWARO, au Burundi.
Cette rencontre a été organisée par le Collectif des Associations et ONGs Féminines du Burundi, CAFOB en sigle, dans le cadre du Projet de Lutte contre les Violences faites aux femmes (PLUVIF) financé par le Ministère des Affaires Etrangères, du Commerce et du Développement du Canada (MAECD) à travers le Centre d’Etude et de Coopération Internationale (CECI). Notons que CAFOB bénéficie de ce financement en tant que collectif membre de la COCAFEM/GL. L’objectif de cette rencontre était d’aider les victimes des VSBG à échanger sur leurs vécus, leurs souffrances et à faire le point sur les éventuels défis à relever afin de conclure à leur détraumatisation et intégration effectives (physique, morale,…) dans la société. Séance tenante, certaines victimes ont exprimé et manifesté des symptômes post- dramatiques ) à savoir ; colère, perte de goût de vie, manque d’affection, perte de l’espoir de l’avenir, indifférence, perte de confiance, refus de communiquer avec les autres, agressivité, intention et désir de fuguer et tant d’autres.Toutefois, grâce aux exercices de détraumatisation utilisés par le facilitateur, les victimes ont petit à petit retrouvé de l’espoir tel que le témoigne ici l’une de ces dernières : « Avant je vivais dans le désespoir total. J’aimais vivre dans la solitude. Je voyais en toute personne et particulièrement dans les personnes de sexe masculin des éventuels criminels. Mais grâce à cette rencontre j’ai compris que des personnes de confiance parmi lesquels les hommes, existent encore « . Dès lors, l’animateur Alexis NIYIBIGIRA, psychologue de son état, a invité les victimes à fréquenter les centres d’écoute pour une assistance multidimensionnelle. A l’entourage des victimes, il a recommandé de soutenir et d’accompagner ces dernières. A la clôture de la première journée, il a suggéré au CAFOB de poursuivre le plaidoyer juridique contre l’impunité, la sensibilisation de la communauté pour lutter contre les VSBG. Lors de la deuxième journée de cette rencontre, l’animateur a pu s’enquérir sur les cas d’arrangement à l’amiable des VSBG, ceux portés devant la justice et l’état d’exécution des jugements. Il a par ailleurs profité pour donner l’information nécessaire aux victimes sur les juridictions impliquées dans la lutte contre les VSBG, les délais requis et les conditions prescrites pour porter plainte et faire appel. En outre, d’autres informations relatives aux articles clés de la constitution Burundaise, du code de la famille et autres lois protégeant les femmes et réprimant contre les VSBG ont également été vulgarisées à cette occasion. Au terme de cette rencontre, les participants ont allumé les bougies en signe de lumière éclairant leurs vœux pour un avenir meilleur.

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