EXPOSE SOMMAIRE
a) Objectifs de l’étude
Cette étude a pour objectif global de contribuer à la mise en place d’une législation plus efficace en matière de protection des droits des femmes et de répression des violences basées sur le genre au Rwanda.
Elle a pour objectifs spécifiques de répertorier les lacunes juridiques ou les incohérences qui se trouveraient dans les lois relatives aux droits des femmes en cours d’application au Rwanda en vue d’éviter tout obstacle à l’éradication du phénomène des violences faites aux femmes au Rwanda ; et les recommandations issues des principales recherches menées par les organisations de la société civile et d’autres institutions et qui n’ont pas été suivies de faits en termes de mise en œuvre en vue de l’amélioration du statut de la femme rwandaise en matière de lutte contre les violences basées sur le genre.

b) Approche méthodologique

L’élaboration de la présente étude a suivi une approche participative associant les entretiens ouverts avec les représentants des institutions en charge de la prévention et de la répression des violences faites aux femmes et aux enfants, la revue documentaire comprenant l’analyse du cadre normatif et les études/recherches produites au Rwanda sur les violences basées sur le genre (VBG) ; et enfin la validation du rapport.

c) Constat

Les violences basées sur le genre demeurent un problème récurent au Rwanda. Bien que ces violences soit un domaine de recherche encore récent, chaque jour, les cas rapportés dans les médias nationaux illustrent la persistance de ces violences basées sur le genre, des crimes plus ou moins macabres ; et commis de plus en plus au sein des familles.
Cette étude est intervenue alors que le Gouvernement du Rwanda avait déjà déployé des efforts importants dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de la femme en général et dans la prévention et la lutte contre la violence faite aux femmes en particulier. C’est dans ce cadre qu’il faut situer la promulgation de la Constitution de la République du Rwanda du 04 juin 2003 , la ratification des instruments juridiques internationaux, l’adoption des lois favorables à la promotion et à la protection des droits de la femme et la mise en place des politiques, des programmes et des stratégies favorables à la promotion des droits des femmes.
Cependant, les plans d’actions de certaines institutions responsables de la mise en œuvre des ces mesures, notamment les plans de développement des districts ; ne traduisent pas suffisamment dans les faits, les mesures prises en faveur de la promotion de la femme ; bon nombre de planificateurs étant encore peu sensible au genre.

Pour lire la totalité de l’etude cliquez l’image ci-dessous