Dans l’objectif de montrer la pertinence des approches APS et des « leaders engagés »   qui constituent  un mécanisme communautaire de prévention, d’alerte et d’action dans la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre(VSBG), de susciter l’intérêt pour l’institutionnalisation du mécanisme auprès des acteurs  gouvernementaux et de la société civile et de mettre à la disposition des participants une documentation qui pourrait aider les institutions intéressées pour l’application de ces approches,  la COCAFEM/GL a organisé un ce vendredi le 24/03/2017  un atelier de partage d’expérience et de bonnes pratiques de la COCAFEM/GL dans la lutte contre les VSBG à Bujumbura.

Dans les différents discours prononcés par différentes invité, l’accent a été mis sur l’importance et l’impact qu’a fait la COCAFEM/GL à travers le projet Pluvif qui était en exécution depuis 7ans dans la lutte contre les violences sexuelles faites aux filles et aux femmes avec l’appui financier du CECI.  Ce projet contribue à la promotion de la paix, la tolérance, la non-violence et l’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que l’amélioration des conditions de vie de la femme et de l’enfant. Pour bien intervenir dans lutte et assister aux victimes de ces violences, l’approche des APS : Agent Psychosocial a été mis en place.

Dans les bonnes pratiques observées pendant ces 7ans, les agents psychosociaux qui étaient des catalyseurs de l’approche holistique ont aidé à briser le silence chez les victimes  et surmonter leur traumatisme. Leur rôle majeur était d’apporter du soulagement et du réconfort aux victimes, offrir des services d’écoute, d’accueil et d’accompagnement des victimes. Comptant sur leur méthode et leur qualité d’approcher les victimes, suite à l’entente  de l’accompagnement des victimes, 10271 femmes et filles dont 2182  du Burundi  ont eu accès aux différent services à leur choix avec un taux de satisfaction de 80% à  98% dans le domaine psychosocial, 77% à 93% dans le domaine médical et de 38% à 71% dans la police. 436femmes dont 119 formés parmi les victimes ont reçu des fonds  pour réaliser les activités génératrices de revenu afin de continuer à vivre. Dans le département de la justice, sur 812 plaintes déposées, 229 survivants ont obtenu un jugement.

Le progrès est enregistré, mais le trajet reste toujours long.

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